L2 - Trouvez vos propres idées de publication

Si vous souhaitez créer une charte éditoriale complète pour votre projet, c’est possible. Ici, ce n’est pas ce que nous allons faire.

On répond à une question simplissime : je suis en phase d’amorçage de mon entreprise, ou je suis coach, freelance, indépendant à mon compte, comment poser les bases d’une histoire cohérente à raconter sur les supports digitaux ?

Non. On recommence en plus simple : mais pu… qu’est-ce que je publie sur les réseaux sociaux ?!

Ah, c’est mieux.

Vous allez d'abord vous demander ce qui fonctionne déjà, puis chercher vos sujets sur la base de 4 questions (détaillées plus bas) :

1. Quels sont les conseils que je donne à mes clients ?

2. Qu’est-ce qui est intéressant dans ma vie ?

3. Quelles sont les coulisses de mon entreprise ou de mon activité professionnelle ?

4. Quelle partie de mon expérience professionnelle puis-je partager ?

5. Qu'est-ce qui intéresse, émeut, fait rire ma cible ?

Qu’est-ce qui fonctionne sur les réseaux sociaux ?


Rarement ce qui est recommandé par les experts.

Oui, mais je suis censé être un expert, alors ce que je vais vous dire, ça fonctionnera ou ça fonctionnera pas ?

Lisez, et faites-vous votre propre idée.

Ce qui fonctionne, c’est ce qui intéresse votre cible. Mais votre cible ne sait pas forcément ce qui l’intéresse elle-même, votre cible voit beaucoup trop d’infos sur ses écrans, et il se peut que votre cible vous like juste parce que vous avez une bonne bouille. Pourquoi pas ? Ça ne nous aide pas, mais pourquoi pas ?

Les top posts sur les réseaux sociaux sont ceux qui utilisent le mieux les ressorts psychologiques (vous vous rappelez ?), les intérêts, et les problèmes de leurs communautés.

Les top posts sont également ceux qui répondent à un moment donné à un problème ou une question précise, prioritaire, et d’actualité pour votre cible.

Ce n’est pas une question de taille, d’effort, de qualité, de quantité. La combinatoire qui transforme un post quelconque en un post à succès est impossible à anticiper. Donc, faites appel à votre bon sens, testez, et servez-vous de votre cerveau pour tester d’abord sur vous.

En clair, un post long, publié à 2 h du matin, bourré de fautes peut beaucoup mieux fonctionner qu’un post de 3 lignes hyper travaillées, drôles, accompagnées d’une vidéo de chaton qui tombe d’une chaise, et publiée à 18 h 30.

Ce qui fonctionne, c’est ce que vous avez à dire. Vous allez donc réfléchir et vous poser quelques questions, brainstormer, et trouver ce que vous avez à dire, à apporter. 

Brainstorming : 5 questions pour trouver des idées


Voici les questions à vous poser pour trouver vos premières idées de posts. Pour chacun des points suivants, écrivez vos idées, ne vous souciez que de ça.

1. Quels sont les conseils que je donne à mes clients ?

Ça, ça fonctionne pour tous les métiers. Rappelez-vous ce moment où vous avez résolu un problème, répondu à une question, et senti que vous étiez dans le juste.

Chacune de ces réponses est une idée de publication ou même de série de publications potentielle.

À force de voir des entrepreneurs sans le sou et ayant moi-même été sans le sou, je me suis demandé comment les conseiller pour développer une entreprise avec zéro euros. J’ai puisé d’abord dans ma propre expérience, je suis allé lire des articles sur le sujet, et j’en ai tiré des dizaines d’idées de publications. Ma série #VendrediCestBootstrapping se nourrit chaque semaine davantage, tant côté mindset (quelle est la posture mentale du bootstrapper ?) que technique (quelles sont les recettes pour ne pas dépenser tout en maximisant ses chances de croissance ?).


2. Qu’est-ce qui est intéressant dans ma vie ?

Laissez de côté votre vie intime et braquez les projecteurs sur votre vie publique, même en dehors du cadre pro.

Qu’avez-vous d’intéressant à partager ? Vous avez forcément quelque chose ? Même ne rien faire, n’avoir aucune idée, aucune envie, rien vécu, jamais souffert, fera de vous quelqu’un d’exceptionnel.

Alors oui, vous allez vous raconter un peu, et même vous la raconter, mais toujours avec deux priorités en tête : rester humble et rester connecté à votre business.

Je suis sportif, on dit de moi que je suis même très sportif, je m’entraîne plusieurs fois par semaine depuis l'enfance. Mais je suis également capable de ne rien faire pendant des mois, prendre du poids, mal manger. Cet ensemble de qualités et de défauts fait de moi quelqu’un de normal qui passe par des états normaux, et qui sait les résoudre, qui sait se focaliser sur des objectifs à long terme et ne pas se laisser perturber par des aléas ponctuels. Les qualités du sport sont les mêmes que celles de l’entrepreneuriat : je tiens là aussi un thème en or.


3. Quelles sont les coulisses de mon entreprise ou de mon activité professionnelle ?

L’être humain adore les potins, je n’invente rien. Il aime les secrets, il aime voir ce qui se passe derrière le rideau. Levez ce voile de pudeur et racontez comment vous bâtissez peu à peu votre projet, partagez vos avancées, vos craintes, vos joies, votre quotidien professionnel.

Un repas avec des collègues, une journée en espace de coworking, un appel d’offres remporté, la visite d’un salon professionnel, une rencontre, un.e nouvel.le associé.e, une soirée gaming, etc.

Je vais régulièrement à la bibliothèque François Mitterrand (la plus grande de Paris) pour travailler. C’est pour moi l'endroit idéal pour rester concentré et j’y passe des journées ultra productives. Le tarif pour bénéficier de salles silencieuses, d’un accès ethernet ultra haut débit, d’un snack tout à fait convenable et de multiples espaces de détente ? 5 euros la journée, 15 euros l’année, gratuit si vous êtes demandeur d’emploi. Ce post, sur LinkedIn, a fait un tabac.


4. Quelle partie de mon expérience professionnelle puis-je partager ?

On a toujours un bout d’expérience professionnelle à partager. Si vous avez plus de 25 ans, et a fortiori si vous êtes quadra et au-delà, creusez dans vos souvenirs.

Vous allez trouver une mine d’or, des situations inspirantes, des moments clés qui vous ont permis de comprendre quelque chose. Vous avez peut-être aussi rencontré une personne qui a changé votre vie : rendez-lui hommage dans un post.

Et si vous êtes étudiant, vous avez aussi de l’expérience : petits boulots, professeurs, ou même l’expérience transmise par vos parents.

La vie d’entrepreneur est immensément riche. Je puise des tonnes d’anecdotes des 10 ans durant lesquels j’ai dirigé le magazine « Ultrafondus ». Mes brefs passages dans des entreprises plus classiques m’ont apporté leur lot de surprises, de connaissances et d’aventures. Comme cette fois où on a mis des casques de Stormtroopers avec la musique de la Guerre des Étoiles pour répondre à un appel d’offres (remporté). Ou cette surprise étonnante de m’apercevoir que certaines personnes pouvaient avoir une vie bien plus riche et diversifiée que celle dont je rêvais (#entrepreneur) avec un boulot fastidieux et aucune envie de faire autre chose.


5. Qu'est-ce qui intéresse, émeut, fait rire ma cible ?

Les mots-clés ici sont : curation, newsjacking, tendances, marronniers.

La curation, c'est la recherche et le partage de contenus que vous n'avez pas vous-même produits. Vous partagez un article que vous avez trouvé en surfant sur le web.

Le newsjacking, c'est l'utilisation d'une actu qui fait le buzz à vos propres fins, au filtre de votre propre storytelling. Évitez de newsjacker les actus négatives ou sur lesquelles faire de l'humour serait indécent.

Les tendances, ce sont les sujets qui marchent le plus actuellement. Les top hashtags de Twitter par exemple. Pendant la semaine du salon de l'automobile, vous avez quelque chose. Une grosse affaire politique sort ? Pareil.

Les marronniers, ce sont les événements qui reviennent régulièrement à la même date. La journée de la gentillesse, le 14 juillet, la coupe du monde de football.

Le système de veille que vous avez mis en place dans le module 6 va vous permettre de facilement trouver énormément de sujets, si les 4 points suivants ne vous aident pas.

Prenez des notes


Pour être sûr de ne pas perdre LES bonnes idées, celles qui s’enfuient comme ces rêves qu’on aurait dû noter en plein milieu de la nuit, notez-les, enregistrez-les, ayez toujours à portée de main un carnet ou un smartphone.

N’oubliez pas, une fois le sujet trouvé, que votre histoire doit toucher vos clients potentiels d’une manière ou d’une autre. Vous pouvez les toucher professionnellement, mais n’oubliez pas que même en BtoB vos interlocuteurs sont des êtres humains. C’est une sacrée nouvelle ça non ?

S’ils vous apprécient parce que vous postez tous les lundis une blague qui les met de bonne humeur, ça peut suffire pour les convaincre de travailler avec vous.

Michael Aguilar fait exactement cela sur LinkedIn, ou encore Franck Onteniente. Leurs stats parlent d’elles-mêmes : ça marche !

Maintenant que vous avez les idées, des articles, des bouts d'histoire, votre « storytelling » commence à se bâtir. Au démarrage, ne cherchez pas de cohérence, elle viendra toute seule, ne cherchez pas de thématique récurrente, ça viendra aussi tout seul.

Testez.

À moins de devoir vous plier à une charte de communication déjà établie, laissez-vous le droit de vous tromper, faites des tests, profitez d’être petit et débutant pour vous offrir un grand bol d’air. Ainsi qu’à vos lecteurs.

Leçon suivante. Fin du bol d'air !

🎙 En commentaire de cette leçon : Quels sont vos propres trucs pour trouver des idées ?

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